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Au-delà de la canne à sucre, la Sucrière de Kwilu Ngongo s’impose comme pionnière des métiers verts

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Entre les rangées de cannes à sucre du Kongo-Central, une révolution silencieuse est en marche. Loin de se contenter de sa production historique, la Sucrière de Kwilu-Ngongo s’impose comme le fer de lance de l’économie circulaire en République démocratique du Congo. En transformant ses méthodes de culture et en misant sur les métiers verts, l’entreprise ne produit plus seulement du sucre. Elle cultive la durabilité et prépare les talents de demain pour une industrie respectueuse de la terre.

Cette Compagnie sucrière s’inscrit dans une dynamique de durabilité. De l’agriculture durable avec des techniques de culture de la canne à sucre qui respectent les cycles du sol ; puis l’énergie circulaire dans la transformation de la bagasse en biomasse pour produire une énergie propre et la gestion des ressources où une main-d’œuvre qualifiée optimise l’irrigation et protège la biodiversité locale.

« Pendant la période de la campagne, on emploie autour de 5000 personnes parce qu’il y a la coupe de la canne, son transport jusqu’à l’usine, son chargement puis l’activité cuisinière. » A confié le Directeur Général de la Compagnie Sucrière de Kwilu Ngongo, Patrick de Maroussem.

À la Sucrière de Kwilu-Ngongo, le sucre n’est pas le seul produit de la terre. L’espoir et l’emploi durable y germent également. Avec près de 5 000 collaborateurs mobilisés, l’entreprise ne se contente pas de produire ; elle transforme le paysage économique de la province du Kongo-Central en misant sur les métiers verts dans le Sud-ouest de la RDC.

Le génie de la canne à sucre : quand chaque résidu devient une ressource !

« On ne perd rien dans la canne à sucre ! Après la récolte il y a l’écrasement, le broyage, le retrait du jus de la bagasse, ensuite le chauffage, la cuisson et la production du sucre. Ce sont des étapes très importantes qui en appellent au recyclage de tout. On a un sous-produit qui s’appelle la bagasse. Une fois brûlée dans les chaudières, elle fait de la vapeur et c’est ce qui fait tourner l’usine et les centrales énergétiques. » A indiqué le DG de la Compagnie Sucrière.

A l’en croire, la sucrière produit sa propre énergie pour fonctionner. Elle a besoin de 6 Mw d’énergie pour sa production. « L’énergie est bien souvent le plus grand point faible d’une usine de canne à sucre. » A-t-il martelé. Avec cette énergie, la sucrière fait tout le processus de broyage de la canne. C’est un cycle complet. Ensuite, la bagasse est également utilisée pour Kwilu briques qui fabrique des briques.

Parmi les sous-produits, il y a les écumes qui ne sont pas gaspillés non plus. Riches en nutriments issus de la filtration du jus de canne brut, elles sont emmenées au champ, où il constitue de la matière organique. Les écumes corrigent l’acidité des sols et agissent comme un engrais précieux. « On retourne le champ ; on l’enrichit avec et l’améliore pour qu’il dure. C’est pourquoi après 100 ans on a toujours des bons résultats sur le sucre ». S’est réjoui Patrick de Maroussem.

Le dernier sous-produit est la mélasse. Il s’agit d’un sirop épais, visqueux et sombre, issu de la cristallisation du sucre lors du raffinage du jus de canne. De la mélasse on extrait l’alcool et après l’alcool il y a un sous-produit qui s’appelle la vinasse. Riche en potasse, azote et matières organiques, elle est valorisée comme engrais organique ; fertilisant pour les sols. « On retourne également le champ avec. Et, encore une fois, on améliore la qualité du sol et la nature environnante de la culture cannière, » A conclu le DG de la Sucrière de Kwilu Ngongo.

A part tout ceci, le biogaz est également produit à la sucrière de Kwilu Ngongo à travers son projet Elikya ; Une initiative qui a redonné de l’espoir à plus de 200 ménages, en leur offrant des toilettes propres pour chaque foyer, de la lumière et de la cuisson propre.

Sarah MANGAZA

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