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Le ROSCEVAC et la FEC réfléchissent sur le développement des marchés carbone en RDC

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Le Réseau des Organisations de la Société Civile pour l’Économie Verte en Afrique Centrale (ROSCEVAC), et la Fédération des entreprises du Congo (FEC) ont lancé une réflexion nationale stratégique sur le secteur du marché carbone en République démocratique du Congo. Ces travaux de deux jours lancés à Kinshasa, ce jeudi 30 novembre, visent favoriser une discussion publique sur la question des marchés de carbone et de la meilleure façon de mettre en place un processus qualitatif, en termes d’inclusion des parties prenantes, d’intégration sectorielle et des décisions concertées et harmonisées en matière de climat et des marchés de carbone, conformément aux engagements internationaux en la matière.

« Nous avons voulu lancer une réflexion nationale sur la question du carbone. On s’est rendu compte que la manière dont le processus est mené jusque-là, n’a pas été inclusif. L’activité d’aujourd’hui, nous la co-organisons avec la FEC. L’idée c’est de faire un diagnostic à la suite duquel vont être construites des propositions pour améliorer notre système national du carbone », a indiqué Augustin Mpoyi, coordonnateur de ROSCEVAC en RDC.

Du 30 novembre au 1er décembre 2023, ces acteurs non étatiques vont passer en revue tous les outils existants sur cette question des marchés carbone, afin d’en évaluer l’efficacité et relever les forces et les faiblesses. Ils entendent mettre les résultats de leurs réflexions à la disposition du pays pour donner une chance au développement de l’industrie congolaise du carbone.

« Avec la possibilité d’avoir la loi dans ce secteur, que les entrepreneurs qui sont dans notre fédération puissent saisir cette occasion afin de trouver des opportunités d’affaires dans les jours à venir. Surtout dans le secteur du crédit carbone », a déclaré Alain Nzamba, vice-président de la Commission environnement de la FEC.

Les marchés carbone existent au niveau international. Et la RDC a accès à certains d’entre eux, notamment le marché régulé (MDP), et quelques marchés volontaires. Il faut que le pays saisisse l’opportunité de développer des projets carbones et tirer profit de ces marchés. Cependant, des problèmes d’ordre structurels ne permettent pas d’attirer des investissements et autres capitaux verts au pays.

« La RDC n’est pas encore suffisamment structurée pour accorder des autorisations aux projets carbones développés ici. La première condition pour que le projet puisse être recevable au niveau d’un marché, c’est qu’il puisse porter l’autorisation national du pays de mise en œuvre », a renseigné Floribert Nyamoga, conseiller technique au CODELT.

A l’en croire, pour la RDC c’est l’autorité nationale désignée (AND) qui est censée délivrer le certificat d’homologation des crédits carbones. De ce fait, elle doit livrer aux porteurs de projets carbones une lettre d’endossement qui servira pour la suite d’homologation au niveau international.

« Le problème est que l’Autorité nationale désignée au niveau du pays a été toujours considérée comme un individu ou une personne, sans qu’elle soit entourée de toute la structure et du cadre réglementaire nécessaire qui permet à ce que la personne qui sollicite le service puisse savoir exactement quelle démarche entreprendre pour pouvoir obtenir cette autorisation », s’est-il indigné.

Notons par ailleurs que la RDC s’est déjà dotée d’une Autorité de régulation du marché carbone. Mais, les procédures de cette régulation ne sont pas encore élaborées, moins encore les acteurs devant diriger cet établissement public. L’activité de ce jour a été organisée grâce au financement de la Fondation Olof Palm international Center.

 Serge NGALAMULUME

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